« J'ai de la neige dans la tête »
Ce matin plus rien, ma tête me tourne, mes idées volent dans tous les sens. Un vide se creuse le long de mes lombaires, suis-je couché ? je ne saurais le dire.
Tout me paraît confus, le lieu, les gens, moi, tout m'est inconnu. Mes yeux trop alourdient par la fatigue me plongent dans un noir obscur et morose.
Une musique trotte dans ma tête, je reconnais « you're alone », elle fait balancer ma jambe sans que je ne puisse la retenir. Un frisson tiède parcourt mon corps presque nu, entravant tous gestes, toutes paroles.
Je me décide enfin à essayer de bouger mais mes membres sont comme cloués au siège crasseux sur lequel je dû terminer ma soirée d'hier ; impossible de me déplacer. J'ouvre mes yeux avec peine, ils sont collés, douleureux, rouge ...
Une odeur insoutenable monta soudainement à mes narines, un mélange d'alcool, de gerbe, de sexe. Tout me revint, eux, elles, moi. Tout est limpide, je peux me repasser chaque instant dans ma tête, mettre pause, rembobiner, accélérer. Je n'avais cas gratter les cordes de ma mémoire et faire vibrer mes souvenirs.
Et elle, où est-elle ? Cette jolie blonde, pulpeuse, muette mais bavarde avec les yeux.
Je l'a cherche du regard, dévisageant sur le passage quelques faces pas si étrangère que ça, des visages maigres, jaunies par la fatigue et la drogue. Effrayantes et pourtant communes.
Je me lève, il y a un peu de sang sur mon t-shirt, je mets mon pied encore engourdi dans une guitare. Un bruit sourd remonte jusque dans mes tampes, je plaque mes mains contre mes oreilles mais celles-ci ne font qu'emplifier ce son atroce piégé dans mon crâne. Je marche, je tourne en rond, rien ne va, rien ne passe, et mes maux font de même, ils tournent, ils s'agitent.
Je me mets à courir, à hurler de toutes mes forces des sonorités que je ne me connaissait pas, et là c'est un son de jazz que j'entends, je trébuche, m'éffondre sur le sol dur et visqueux. Ma figure s'enfonce dans ce tapis infect, tout remonte le long de mes intestins, m'arrachant les parois de la gorge. Mon estomac se noue, et une crampe brutale bloque ma respiration.
Tu as fait de mon c½ur une terrine de fruit et maintenant j'ai peur qu'il me lâche. Mes paupières ternes se ferment toutes seules, je ne fait plus rien et mon corps se détend.
Ma tête tourne, mes idées volent dans tous les sens. J'ai de la neige dans la tête et pas moyen de déblayer l'entrée de la raison. Tout recommence et rien ne se termine, je suis un prisionnier piégé dans un univers de chaos, où règnent peur et angoisse. Je dors pour oublier une souffrance constante ou pour me souvenir d'un passé ordinaire. Le rêve est mon échappatoire. Je me sens mal, si mal, et toit tu me regardes ce regard mouillé puant le mépris. Toute cette pitié qui dégouline de tes yeux m'écoeur.
S'il te plaît éponge-moi l'âme.
Tic tac de l'horloge, je fonds de l'intérieur ; jamais je n'aurais penser mourir si lentement.
Tout me paraît confus, le lieu, les gens, moi, tout m'est inconnu. Mes yeux trop alourdient par la fatigue me plongent dans un noir obscur et morose.
Une musique trotte dans ma tête, je reconnais « you're alone », elle fait balancer ma jambe sans que je ne puisse la retenir. Un frisson tiède parcourt mon corps presque nu, entravant tous gestes, toutes paroles.
Je me décide enfin à essayer de bouger mais mes membres sont comme cloués au siège crasseux sur lequel je dû terminer ma soirée d'hier ; impossible de me déplacer. J'ouvre mes yeux avec peine, ils sont collés, douleureux, rouge ...
Une odeur insoutenable monta soudainement à mes narines, un mélange d'alcool, de gerbe, de sexe. Tout me revint, eux, elles, moi. Tout est limpide, je peux me repasser chaque instant dans ma tête, mettre pause, rembobiner, accélérer. Je n'avais cas gratter les cordes de ma mémoire et faire vibrer mes souvenirs.
Et elle, où est-elle ? Cette jolie blonde, pulpeuse, muette mais bavarde avec les yeux.
Je l'a cherche du regard, dévisageant sur le passage quelques faces pas si étrangère que ça, des visages maigres, jaunies par la fatigue et la drogue. Effrayantes et pourtant communes.
Je me lève, il y a un peu de sang sur mon t-shirt, je mets mon pied encore engourdi dans une guitare. Un bruit sourd remonte jusque dans mes tampes, je plaque mes mains contre mes oreilles mais celles-ci ne font qu'emplifier ce son atroce piégé dans mon crâne. Je marche, je tourne en rond, rien ne va, rien ne passe, et mes maux font de même, ils tournent, ils s'agitent.
Je me mets à courir, à hurler de toutes mes forces des sonorités que je ne me connaissait pas, et là c'est un son de jazz que j'entends, je trébuche, m'éffondre sur le sol dur et visqueux. Ma figure s'enfonce dans ce tapis infect, tout remonte le long de mes intestins, m'arrachant les parois de la gorge. Mon estomac se noue, et une crampe brutale bloque ma respiration.
Tu as fait de mon c½ur une terrine de fruit et maintenant j'ai peur qu'il me lâche. Mes paupières ternes se ferment toutes seules, je ne fait plus rien et mon corps se détend.
Ma tête tourne, mes idées volent dans tous les sens. J'ai de la neige dans la tête et pas moyen de déblayer l'entrée de la raison. Tout recommence et rien ne se termine, je suis un prisionnier piégé dans un univers de chaos, où règnent peur et angoisse. Je dors pour oublier une souffrance constante ou pour me souvenir d'un passé ordinaire. Le rêve est mon échappatoire. Je me sens mal, si mal, et toit tu me regardes ce regard mouillé puant le mépris. Toute cette pitié qui dégouline de tes yeux m'écoeur.
S'il te plaît éponge-moi l'âme.
Tic tac de l'horloge, je fonds de l'intérieur ; jamais je n'aurais penser mourir si lentement.
FIN
